Les douleurs pendant les rapports

Vaginisme, dyspareunie, douleurs pendant ou après les rapports : ces douleurs sont fréquentes, réelles, et ne sont pas une fatalité. Un accompagnement en sexothérapie en ligne, en complément du suivi médical, pour comprendre ce qui se joue et retrouver une intimité sereine, à votre rythme

Femme assise à la fenêtre avec un café

Des douleurs réelles, trop souvent minimisées

Environ une femme sur dix ressent des douleurs régulières pendant les rapports. Pourtant, beaucoup n'en parlent à personne. On serre les dents, on évite, on s'invente des excuses. Parfois même, on s'entend dire que « c'est dans la tête » ou qu'« il suffit de se détendre ».

Disons-le clairement : une douleur pendant les rapports est toujours réelle, et elle n'est jamais une obligation à supporter. Elle mérite d'être entendue, explorée et accompagnée, quelle que soit son origine.

Mettre des mots : les douleurs sexuelles les plus fréquentes

Nommer sa douleur est souvent la première étape pour en sortir. Ces douleurs surviennent d'ailleurs souvent à des moments charnières : après un accouchement, avec une endométriose, à la ménopause, ou après une période difficile dans le couple.

Le vaginisme

La pénétration est impossible ou très douloureuse : les muscles du périnée se contractent de façon involontaire, comme un réflexe de protection que vous ne contrôlez pas. Ce n'est ni un caprice ni un manque de bonne volonté. Le vaginisme peut exister depuis toujours ou apparaître après un événement, et il se travaille très bien.

La dyspareunie : les douleurs pendant la pénétration

C'est le terme médical des douleurs pendant les rapports. Elles peuvent être superficielles, à l'entrée du vagin (brûlures, irritations, sensation de déchirure), ou profondes, ressenties « au fond » pendant la pénétration. Elles peuvent survenir pendant le rapport, ou après.

Vulvodynie, sécheresse et autres douleurs

Certaines douleurs débordent le cadre des rapports : brûlures ou irritations vulvaires spontanées (vulvodynie), sécheresse qui rend tout contact désagréable, douleurs qui persistent des heures après. Elles comptent tout autant, et s'accompagnent de la même manière.

Le cercle de la douleur : quand le corps anticipe

La douleur sexuelle s'auto-entretient souvent. Après quelques expériences douloureuses, le corps se met à anticiper : la peur d'avoir mal crée une tension musculaire, freine l'excitation et la lubrification, et la douleur revient. Plus on « se force », plus le cercle se renforce.

Ce mécanisme n'a rien d'imaginaire : c'est une réponse d'apprentissage du corps, qui a mémorisé la douleur et cherche à vous protéger. La bonne nouvelle, c'est que ce qui s'est appris peut se désapprendre.

La santé d'abord : un travail en lien avec les médecins

Les douleurs pendant les rapports peuvent avoir des causes médicales : infection, endométriose, lésion, séquelles d'accouchement, modifications hormonales, entre autres. Je ne suis pas médecin, et je ne remplace ni votre gynécologue ni votre médecin traitant.

Si je suis la première professionnelle que vous consultez, nous mettrons donc en place une exploration pluridisciplinaire : un bilan médical (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme, parfois kinésithérapeute spécialisée dans le périnée) en parallèle du travail en sexothérapie. Les deux avancent ensemble, chacun sur son terrain, et c'est cette complémentarité qui donne les meilleurs résultats.

Quand tous les examens sont normaux, et que la douleur reste

C'est une situation très fréquente : vous avez consulté, parfois pendant des années, médecins, gynécologues, spécialistes. Tous les examens sont normaux, aucune cause n'a été trouvée. Et pourtant, vous avez toujours mal.

Cette errance est épuisante, et elle laisse souvent un sentiment de solitude, voire de culpabilité. Pourtant, « aucune cause médicale trouvée » ne veut pas dire « aucune cause ». La douleur peut s'être installée dans la mémoire du corps, s'être liée à l'appréhension, à l'histoire personnelle, à ce que la sexualité représente pour vous. C'est précisément là que la sexothérapie a toute sa place.

Comment je vous accompagne

L'accompagnement s'adapte à votre situation et à votre rythme, en séances individuelles de 45 minutes, en visio ou en audio. Rien d'intime ne se passe en séance : les éventuels exercices se font chez vous, seule ou avec votre partenaire, et restent toujours optionnels.

Comprendre l'origine de la douleur

Reconstituer l'histoire du symptôme : quand la douleur est apparue, dans quel contexte, ce qui l'aggrave ou l'apaise, ce qu'elle a changé dans votre vie intime. Explorer aussi ce qui l'entretient : l'appréhension, le rapport au corps, l'éducation reçue, les expériences passées.

Apaiser le cercle douleur-appréhension

Désamorcer l'anticipation, relâcher ce qui peut l'être, réconcilier le corps avec des sensations agréables, par étapes très progressives. Selon votre situation, je m'appuie sur des outils variés issus de mes différentes approches (sexologie, thérapie, hypnose, pleine conscience), toujours choisis avec vous.

Explorer et construire la sexualité qui vous convient

La sexualité ne se résume pas à la pénétration, et un rapport « réussi » n'a pas de définition officielle. Loin des injonctions et des normes, ce travail vous invite à explorer ce qui vous fait du bien, à redécouvrir le désir et le plaisir à votre façon, et à construire, seule ou à deux, une sexualité réellement épanouissante : la vôtre.

Femme semi allongée sur canapé

En pratique

Séance de couple de 1 h 30 en visio, ou séance individuelle de 45 minutes si vous venez seul(e).

120 € la séance de couple, 90 € la séance individuelle, réglées après la séance. Sans engagement.

Confidentialité totale, depuis chez vous. Le lien de connexion vous est envoyé par mail après la réservation.

Vous pouvez consulter seul, sans en parler à votre partenaire, et en audio uniquement si la caméra vous gêne.

couple se regardant dans les yeux

Les bénéfices d'un accompagnement à distance

Parler de douleurs intimes ne va pas de soi. La consultation en ligne facilite ce premier pas : vous consultez depuis chez vous, dans un cadre sécurisant, sans salle d'attente. Les séances peuvent se faire en audio uniquement, pour parler plus librement.

C'est aussi une solution pratique quand l'emploi du temps est chargé ou qu'il est compliqué de se libérer avec des enfants : pas de trajet, et une régularité plus facile à tenir.

Questions fréquentes - FAQ

Les douleurs pendant les rapports sont-elles « dans ma tête » ?

Non, les douleurs pendant les rapports ne sont pas « dans votre tête » : elles sont réelles, y compris quand aucune cause médicale n'a été identifiée. Le corps peut avoir mémorisé la douleur et la reproduire par anticipation. Ce mécanisme se travaille, et il n'enlève rien à la réalité de ce que vous ressentez.

Dois-je d'abord consulter un médecin ou une sexothérapeute ?

L'idéal est de mener les deux de front. Si vous n'avez pas encore fait de bilan médical pour vos douleurs, je vous orienterai vers une exploration pluridisciplinaire (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme, parfois kinésithérapeute du périnée) en parallèle de la sexothérapie. Chaque professionnel travaille sur son terrain, et c'est cette complémentarité qui donne les meilleurs résultats.

Tous mes examens sont normaux et j'ai toujours mal : est-ce que la sexothérapie peut m'aider ?

Oui, c'est même l'une des situations où la sexothérapie est la plus utile. Quand les examens sont normaux et que la douleur persiste, c'est souvent que le corps a appris à anticiper la douleur, ou que celle-ci s'est liée à l'histoire personnelle et au vécu de la sexualité. Ce travail permet de désapprendre ce cercle et de retrouver une intimité sereine.

Le vaginisme peut-il vraiment disparaître ?

Oui, le vaginisme est l'un des troubles sexuels qui évoluent le mieux avec un accompagnement adapté. Le travail associe la compréhension du réflexe de protection, l'apaisement de l'appréhension et des étapes très progressives, définies avec vous. La grande majorité des femmes accompagnées retrouvent une sexualité sans douleur.

Mon partenaire peut-il être impliqué dans l'accompagnement ?

Oui, si vous le souhaitez. Beaucoup de femmes consultent seules, et c'est tout à fait adapté. Des séances de couple peuvent aussi aider : pour que votre partenaire comprenne ce que vous traversez, pour apaiser la pression et la culpabilité de part et d'autre, et pour reconstruire ensemble une intimité qui convienne aux deux.

Faut-il continuer à avoir des rapports malgré la douleur ?

Non. Continuer à s'imposer des rapports douloureux entretient le cercle de la douleur et l'appréhension du corps, en plus d'abîmer le rapport à la sexualité. Faire une pause sur ce qui fait mal n'est pas un échec : c'est souvent la première étape du travail, pendant laquelle on explore d'autres formes d'intimité.

Femme yeux fermés

Une autre question ?

Chaque situation est unique. Si vous vous demandez si un accompagnement peut vous aider, le plus simple est d'en parler.

Diane Koch

Thérapeute de couple, sexologue et hypnothérapeute, consultations en ligne

Formée en psychologie (licence, UniDistance), en sexologie clinique et en thérapie de couple (accompagnement stratégique du couple avec Philippe Brénot, thérapie Imago), j'accompagne depuis Le Vésinet des adultes et des couples partout en France, en visio ou en audio. Approche intégrative, supervision régulière, orientation vers un médecin spécialiste quand c'est utile.

Diane Koch

Thérapeute de couple, sexologue et hypnothérapeute, consultations en ligne

Formée en psychologie (licence, UniDistance), en sexologie clinique et en thérapie de couple (accompagnement stratégique du couple avec Philippe Brénot, thérapie Imago), j'accompagne depuis Le Vésinet des adultes et des couples partout en France, en visio ou en audio. Approche intégrative, supervision régulière, orientation vers un médecin spécialiste quand c'est utile.